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La Santé Mentale, une quête d’équilibre

La Santé Mentale, une quête d’équilibre Voir la vidéo Transcription, vidéo du 15 Février 2025 Bonjour, à toi, j’espère que tu vas bien.  Et bien écoute je te fais cette vidéo le 13 février, ça faisait 2 semaines que je voulais, enfin… Non, ça fait 2 semaines que j’ai publié la dernière vidéo par ici…


La Santé Mentale, une quête d’équilibre

Transcription, vidéo du 15 Février 2025

Bonjour, à toi, j’espère que tu vas bien. 

Et bien écoute je te fais cette vidéo le 13 février, ça faisait 2 semaines que je voulais, enfin… Non, ça fait 2 semaines que j’ai publié la dernière vidéo par ici donc si tu l’as pas vu, je t’invite à aller la regarder. Et voilà, j’ai eu besoin d’un laps de temps, d’autant de jours, tu vois, pour te faire celle d’aujourd’hui et au début, je m’en voulais un petit peu. 

J’aurais bien aimé quand même publier une vidéo la semaine dernière du coup et j’ai écouté encore une fois mes ressentis et voilà et puis, du coup, ça me permet de déculpabiliser, de me dire en fait, ce n’est pas grave quoi, il n’y a rien de grave si je ne publie pas une vidéo pendant une semaine quoi. 

Et surtout moi ce qui m’importe c’est surtout parce que je vais pouvoir te partager ce que je vais, oui, ce que je vais t’exprimer, le contenu quoi tu vois donc si c’est pour dire il faut absolument que je fasse la vidéo parce que j’ai dit que je faisais une vidéo par semaine et puis au final tu vois je suis pas en forme ou ce que j’ai envie de te dire finalement je te l’exprime pas de la manière la plus adéquate ou voilà, enfin franchement ça m’intéresse pas. 

Et du coup quand je te dis : « Je m’écoute » tu vois, c’est surtout ça ou pour moi la priorité, c’est surtout pouvoir te partager un contenu ou voilà où je suis à l’aise et du coup, tu le réceptionnes de manière plutôt agréable quoi. C’est surtout ça, ce qui sous-entend que ces deux dernières semaines étaient assez productives intérieurement et puis même de manière générale, dans la journée, tu vois enfin pendant les journées. 

Et donc, voilà, dernière vidéo il y a 2 semaines et bon, j’ai mon chat qui vient nous rendre visite. Ah ben écoute, sinon voilà, j’espère que toi, tu vas bien que ces deux dernières semaines se sont bien passées. 

Et puis aujourd’hui, ouais, donc je te disais, je suis rentrée assez tard et en fait, sur on va dire, milieu, fin d’après-midi ; j’ai été faire une marche assez longue et tout pendant 2h30. J’avais besoin ouais, de profiter de l’extérieur et d’essayer un peu de connecter avec la nature, tu vois, ça faisait plusieurs jours que je ne l’avais pas fait. 

Et puis je ressentais ce besoin-là, donc, je me suis dit « allez, je le fais avant de publier », enfin, avant d’enregistrer la vidéo quoi et ça me permet, tu vois, du coup, d’essayer d’arriver un peu plus détendue. 

Bon j’avoue, que ça m’a un peu cassé quand même parce que j’ai marché longtemps, mais c’est de la bonne fatigue finalement et puis en même temps ça te revitalise quoi donc, c’est top, on va dire que c’est de la bonne fatigue. 

Donc, désolé, si j’ai essayé un petit peu, tu vois de maquiller et tout voilà, mais bon, j’ai peut-être une tête un peu plus fatiguée que d’habitude si c’est le cas désolé. Voilà donc, aujourd’hui, le contenu de cette vidéo en fait, j’ai plusieurs sujets dont j’ai envie de te parler. 

C’est un petit peu, enfin, tu vois, ça part un peu dans tous les sens dans ma tête, c’est un peu comme ça, en fait au quotidien, mais je maîtrise hein, je maîtrise ce côté plein d’idées qui fusent, plein de pensées, plein de ceci plein de cela. 

J’ai appris à maîtriser, bon ce n’est pas toujours facile, mais en tout cas voilà, c’est comme ça que ça se présente dans ma tête donc ça peut aussi potentiellement être retranscrite cette matière, non, manière, là quand je te parle. 

Et mais j’essaie de voilà, vraiment de faire au mieux pour que ce soit clair et compréhensible et puis je l’espère intéressant, c’est aussi le but quoi et donc plusieurs sujets et tout. Et en fait, c’est ouais, tu vois, par exemple la dernière vidéo où je t’ai fait un petit peu, ben le cheminement, je t’ai expliqué un petit peu le cheminement mon parcours professionnel et cetera et donc je l’ai un peu, enfin… Je l’ai axé en fait sur les types d’emploi et tout que j’ai eu et là, aujourd’hui, je voulais aussi revenir un petit peu sur mon parcours, mais on va dire d’une manière un petit peu parallèle à celle que je t’ai exprimé la dernière fois. 

Surtout pour, appréhender plutôt la thématique de la santé mentale, tu vois j’avais dit dans des vidéos précédentes et tout que j’allais probablement partager un petit peu ce sujet-là et voilà, c’est aujourd’hui que j’ai envie de le faire parce que c’est un vrai sujet, bah qui m’a… Enfin, toujours, qui m’accompagne toujours d’ailleurs. 

Mais qui m’a permis d’apprendre des choses sur le terrain pendant que je les vivais et donc dans ma sphère perso et professionnelle et mon approche-là aujourd’hui elle ne sera pas dans la théorie ou quoi. 

C’est vrai que je ne suis pas trop dans cette approche-là, de manière générale, mais plutôt dans l’expression de ce que moi, j’ai pu en retirer ou comprendre, tu vois, à ma manière et selon mes expériences en fait. Donc, c’est finalement… C’est très personnel, mais voilà, je pense que ça peut être intéressant. 

Mais tu vois, Shadow là, il est en train de me mettre la tête dans un sac en fait. Tout à l’heure, je repensais à un sac de, ouais, c’est le sac que j’ai depuis des années et je me suis dit faut que je t’en parle. 

C’est, voilà, je me suis, j’en parlais donc ça, c’est le sac de tous les câbles que j’ai et tout et en fait, c’est un sac que…Je ne vais jamais dedans quoi, les câbles que tu vois tout ça là, je ne m’en sers jamais en fait, et ça, c’est un sac que mon frère, il m’a donné il y a… Je ne saurais même pas dire le nombre d’années que ça fait qu’il m’avait… Enfin, qu’il m’avait donné ça parce qu’il travaille dans l’informatique et tout. Enfin voilà, bref. 

Donc il avait plein de… Je pense qu’il a toujours plein de câbles, plein de trucs informatique quoi et en fait bah dès qu’il ne s’en servait pas… Ça c’était quand même une chance tu vois, c’est qu’il me refilait un peu, tout ce

qu’il avait et puis des fois, il y avait même du neuf et tout voilà. Bah, sur le coup, tu disais « trop cool et tout ». 

Alors, je suis désolée si la vidéo elle bouge, j’ai mon chat qui vient de monter sur la table  | Shadow s’il-te-plaît, tu descends | 

Les aléas.  | Euh Shadow, allez non non non c’est pas le moment de jouer avec ça. Ben non, en fait, il a envie de jouer mais là, on n’est pas en train de jouer.  Voilà tout à l’heure | 

Et donc oui, je te disais donc c’est plutôt cool, tu vois, tu dis, « c’est cool, je récupère voilà, des choses qui potentiellement peuvent me servir et tout. » Et bon initialement, je n’avais pas demandé tu vois, mais voilà, et en fait avec le constat ben de beaucoup d’années après quoi, voilà, maintenant, je me rends compte que tu vois, c’est un sac que j’ai depuis voilà très longtemps et en fait je ne m’en sers jamais de ce qu’il y a dedans quoi. 

Parce que c’est vrai que… Tu vois, quand on a… Enfin moi, je ne sais pas quand j’ai… Personnellement, quand j’ai besoin d’un câble, c’est souvent un truc que tu n’as pas quoi. Donc, du coup bah, tu l’achètes et en fait, c’est très rare que j’aie eu besoin d’aller mettre mon nez dans ce sac ou quoi que ce soit. 

Et donc voilà, pourquoi, je t’en parle aujourd’hui, parce que je me suis dit qu’en fait, je vais m’en séparer quoi. Enfin, ça faisait un moment que je me disais qu’il fallait que je m’en sépare et tout parce que je ne sais pas toi, mais bon après il y a aussi le printemps arrive bientôt, tu vois, donc il y a cette envie aussi de faire un peu de tri dans les placards et tout. 

Je me dis, c’est l’occasion parce que moi, je suis plutôt du style à me dire « ouais, je vais garder et tout on sait jamais ça peut me servir ». 

Je pense qu’on est un peu tous comme ça quoi, enfin, peut-être pas tous, mais en tout cas on est beaucoup comme ça et en fait ben, je me rends compte que ce n’est pas le cas. Et du coup, ça me crée un espèce de mental rempli en disant quand je pense à ce sac là, je me dis « Ouh là là c’est le gros sac-là, avec plein de câble partout, le truc en fait ça te donne une sensation imagée et ressentie de… Ça t’encombre quoi, tu vois, c’est en tout cas moi c’est comme ça que je le ressens. 

Alors, à la base, c’est censé m’aider, mais au final, je me dis « Bon est-ce que réellement ça m’encombre pas plus l’esprit qu’autre chose quoi donc je vais m’en séparer ». 

Voilà, je voulais te partager ça aujourd’hui. Petit Shadow, il m’a rappelé de t’en parler, parce qu’il a mis le nez dans le sac. 

Et donc ouais, tout à l’heure, j’ai été faire donc faire cette randonnée et tout, c’était cool, ça m’a fait du bien et je suis repassée en fait, enfin, je suis repassée… Oui, je passe de temps en temps quoi, dans un parc en fait, voilà de la ville et j’ai été agréablement surprise parce que j’ai croisé des ouais, des jeunes enfin des enfants, on va dire, ouais, début d’adolescence quoi, qui était accompagnés par un adulte.

Et puis qui était là, en train de regarder dans les arbres avec leur… Comment ça s’appelle ? Ah, j’oublie toujours, j’ai des trous de mémoire de temps en temps, tu sais… Bon ça me reviendra peut-être après, les jumelles voilà, c’est ça, ils étaient en train de regarder avec les jumelles dans les arbres. 

Et puis en fait, je comprenais qu’enfin, je comprends sur le moment en passant qu’ils étaient en train de regarder s’il y avait des oiseaux et tout ça et je dis ah, c’est cool et franchement le nombre de fois où je suis passée dans le parc et tout ça j’avais jamais vu tu vois d’enfants qui faisait ce genre d’activités en accompagnement quoi. Donc, j’ai dit « ah franchement c’est cool », moi ça m’a replongé bah quand moi j’étais enfant à leur âge et je me suis dit franchement si on m’avait appris ça à l’époque et tout enfin ou en tout cas si on m’avait permis tu vois d’avoir un moment comme ça, je pense que tu apprends en même temps tu vois, tu repères, tu regardes, tu apprécies et tout enfin ça travaille ton attention et tout quoi. 

C’est cool parce que ça, c’est un truc que j’adore faire moi maintenant depuis quelques années que je prends le temps et cetera. Voilà, dans ma vie quoi, mais quand j’étais gamine, je ne faisais pas ce genre de chose, puis je crois qu’en fait ce n’était pas le genre de chose que tu, en tout cas moi, je ne connaissais pas du tout quoi des gens qui faisaient ça. 

Donc j’ai dit « franchement c’est cool, je me suis re-projetée quand j’étais ouais, enfant et puis je me suis dit « C’est vraiment un truc, je pense qui aurait été vraiment agréable à faire ». Donc ça a été cool de le remarquer, de le voir quoi pour la première fois du coup dans la ville. 

Et donc voilà, j’ai été faire ma randonnée et tout ça et puis je suis revenue donc le temps de me poser de boire un coup, puis de voilà, de me remettre un petit peu moi j’ai toujours besoin d’une transition entre chaque, quand je dis « transition », c’est vraiment en termes de ressentis, de me dire « Ok là, j’ai été faire une rando, je rentre ». Et là, la transition ça va être un lapse de temps en fait, finalement où, je vais me poser, je vais du coup bah me dire que l’étape de la rando ça y est, c’est fait, je passe à autre chose. Et puis là, je me concentre en fait, finalement pour l’étape d’après tu vois. 

Donc, là, c’était me préparer tranquillement et tout et puis m’installer pour te faire cette vidéo, donc chaque chose en son temps étape par étape comme on dit. Je ne sais pas toi comment tu fonctionnes et tout et si tu es en mode speed, tu enchaînes les, ouais enfin, les différentes… Comment dire ? Les différentes activités ou même dans ton job et tout comment tu fonctionnes et tout n’hésite pas à me partager en commentaire. C’est intéressant de voir en fait, chacun comment on travaille en fait. Je pense qu’on est beaucoup à avoir des manières de faire ou des rythmes différents et c’est cool de pouvoir ben en connaître davantage là-dessus. 

En-tout-cas voilà, moi je fonctionne comme ça j’ai toujours besoin d’un temps en mode calme tu vois où je ralentis le truc, en mode transition et hop après je passe à l’autre parce que du coup, j’ai tout mon mental et j’ai toute mon attention qui ça y est je la sens remplie en fait un peu comme une jauge tu vois, qui vient se remplir et puis qui vient me dire « ok, c’est bon tu as rempli, tu peux enchaîner sur l’autre chose quoi. 

Donc voilà, je voulais te partager ça et puis en termes de santé mentale ouais, par rapport à la thématique que je te disais, c’est que en fait j’ai vécu pas mal d’étapes de down, down down down et bon de up aussi hein mais bon là, du coup, je vais te parler enfin principalement du coup des downs.

Alors pas en mode, mon but c’est pas de te déprimer ou ou te faire peur ou quoi que ce soit, pas du tout, c’est vraiment dans une démarche encore une fois, de partage et justement très optimiste en fait, sur malgré les épreuves tu vois que j’ai pu rencontrer sur mon parcours, bah de comment je les ai appréhendés enfin plus ou moins tu vois, je ne suis pas forcément rentrer dans le détail et tout parce que sinon ça va prendre je sais pas combien de temps à te partager tout ça. Mais en tout cas voilà, ce que je voulais dire, c’est que moi, j’ai vécu une première dépression à l’âge de 18 ans, donc là c’était plutôt personnel, une histoire d’amour voilà à l’âge de 18 ans et tout ça donc qui m’a ouais, du coup, amené à une dépression donc c’était une première grande étape dans ma vie difficile avec prise de poids de 20 kg. 

Donc, 18 ans, c’était tout jeune, enfin, tu es tout jeune tu rentres dans l’âge adulte et tout ça et puis l’histoire du corps de la femme et tout enfin on connaît un petit peu comment ça peut être vécu difficilement tu vois, le changement de corps d’une femme et tout et donc moi à cette période-là, c’est j’ai commencé avec un petit peu, à rentrer dans l’âge adulte avec ça quoi avec, enfin ouais, pour moi, ce sont des épreuves. 

Tu vois, parce que, tu n’es jamais, tu n’es jamais préparé à vivre ce genre de situation, et même si on t’en a déjà parlé avant que ce sont des choses qui peuvent arriver dans la vie et cetera. Enfin voilà, ça, c’est vraiment dans le meilleur des cas et si tu es entouré et qu’on t’explique ce qui peut se passer et tout tant mieux. D’ailleurs et bien même si, voilà, même si tu es dans cette condition préparée, mentalement on va dire, tant que tu ne vis pas le truc, c’est, je pense que c’est difficile de vraiment se projeter quoi, tu peux juste avoir une idée mentale. Mais là, après quand tu le vis, c’est vraiment dans le ressenti et après de devoir le traverser quoi donc c’est vraiment une, ouais, une épreuve. 

Mais bon, je m’en suis remise assez vite et tout, tu vois je ne saurais pas te dire combien de temps, j’avoue que c’est un petit peu, enfin, ça remonte, mais je m’en suis remise plutôt assez vite en termes d’élan physique et moral, enfin, ou mental plutôt. Puisque de toute façon, moi, j’ai continué, enfin, j’étais en études et tout ça donc on va dire, je pense que ça m’a quand même aidé à avoir une dynamique, tu vois et pas de m’effondrer complètement, en tout cas sur du très long terme tant mieux. 

J’ai vécu donc ça, c’est une première dépression, j’ai vécu ensuite une deuxième dépression à l’âge de 26 ans. Donc ça, c’était vraiment tu sais dans enfin ou pas si tu n’as pas regardé la vidéo, je ne sais pas en tout cas, mais dans la vidéo précédente je te disais que j’ai vécu un choc traumatique, que je travaillais dans une MJC enfin plusieurs MJC et que j’ai vécu un choc traumatique et puis après que j’ai bifurqué et tout voilà sur le salariat en entreprise et puis en association. 

Mais entre les deux en fait, et ce qui a provoqué finalement cette transition bah c’était une dépression quoi, alors elle était différente de la première parce qu’elle était beaucoup plus sournoise dans le sens où je ne m’en suis pas rendue compte tout de suite que j’étais en dépression parce que, ce qui je pense là, c’est avec le recul tu vois, que j’ai posé cette compréhension là, c’est que la première dépression le sujet me concernait directement en fait et donc j’ai pris tout de plein fouet, c’était conscient quoi tu vois, ça me concernait. 

Et la deuxième dépression en fait, j’ai eu un choc traumatique, mais le sujet qui a créé le choc traumatique en fait à la base il ne me concernait pas moi en fait, il concernait une autre personne très proche de moi à l’époque et du coup, je pense que c’est ça qui a fait que je n’ai pas eu conscience que j’étais impactée parce que la personne en fait me partageait ou… 

Et en fait, ça a fait un peu un effet ricoché sans que je ne m’en aperçoive, c’est pour ça que je te parle d’effet sournois et finalement ça peut paraître du coup moins violent et moins euh, moins perturbant, voilà, à vivre, mais au final en fait, c’est alors, je ne suis pas du tout professionnelle dans la dépression et tout tu vois, en tout cas je sais que j’en ai vécu et je pense que ça s’explique tu vois. Je ne saurais pas expliquer scientifiquement voilà, les choses, mais en tout cas en termes de ressentis, de vécu, je ne l’ai pas vécu de la même manière. 

Par contre, elle a été, ça a été un shift quoi, dans ma vie et d’ailleurs, ça s’est bien remarqué en termes de choix, que j’ai fait ensuite et puis la coupure qu’il y a eu entre avant ce qui s’est passé et après quoi, tu vois. Il y a vraiment eu un shift, c’est le meilleur mot que je trouve là, tout de suite, donc 2ème dépression à traverser, mais tu vois j’étais assez jeune donc finalement, même si voilà, ça laisse des cicatrices, ça laisse des marques, tu vois forcément dans le sens où quand tu vis des épreuves, tu es touchée, tu es perturbée. 

En plus, à cette époque-là, ça a duré, ouais, je pense sur bien 1 an, 2 ans, où j’étais vraiment pas bien mais j’ai quand même réussi à transitionner, on va dire, salarié-association et ensuite salarié entre, enfin non salarié-association je me suis formée, je suis retournée à l’école et tout enfin, en centre de formation et après je suis retournée enfin après, j’ai intégré le salariat en entreprise, tu vois, dans des bureaux. 

Et donc tu vois c’était pas mal de transition à vivre en plus et de nouveautés en plus, du choc, ouais, en termes de santé mentale, c’était je me dis avec le recul franchement des étapes qui sont pas faciles quoi, c’est vraiment pas facile et donc ça ce sont les deux dépressions mais ce n’est pas fini. 

Mais je vais bien aujourd’hui, franchement, je me sens vraiment en reconnaissance et en gratitude de me dire « waouh, en fait quand je regarde en arrière bah ce que j’ai vécu et comment je l’ai vécu et dans quelle situation ça m’a mise et comment j’ai été vraiment, ouais, vraiment down quoi à plusieurs périodes et tout de ma vie et de voir aujourd’hui en fait bah dans quel état d’esprit je suis, de voir aujourd’hui, voilà l’attention que je porte justement à ma santé mentale et tout franchement je suis très très reconnaissante d’avoir cette opportunité et d’avoir, ouais, fait des choix qui m’ont amené à appréhender les choses comme je les appréhende aujourd’hui en fait. »

Donc, je suis très reconnaissante de tout ça. Tu vois, ce n’est pas que du négatif finalement, mais c’est quand même bien de pouvoir en fait, reconnaître ce qui a été vécu et traversé parce qu’il y a forcément un apprentissage aussi derrière. 

En tout cas, moi, c’est comme ça que je vois les choses et à chaque fois finalement, des épreuves je me rends compte que même si tu vois je te parle d’une première dépression, d’une deuxième en fait, les deux pour moi elles n’ont absolument rien à voir et c’est ce que je t’ai exprimé tout à l’heure quoi, notamment en terme d’âge je n’avais pas le même âge, je n’étais pas dans la même posture, dans mon environnement de travail ni personnel puisque je n’étais plus chez mes parents, alors qu’à 18 ans si. 

Enfin, tu vois, il y avait plein de choses qui étaient différentes et tout donc forcément ça influe sur comment tu vis les choses en fait, aussi au-delà de ce qui a provoqué l’état dans lequel ça m’avait mis quoi et donc ça, c’était à l’âge de 26, ouais, jusqu’à 27 ans bien entamés et tout.

J’avais même été prendre des médicaments et tout ça pour essayer de m’en sortir parce qu’à cette période là, ouais, tu vois là, je pense que j’avais complètement zappé cette partie là, mais là, quand je t’en parle, je suis en train de me rappeler « waouh… Je suis en train de me rappeler que c’était une période de ma vie, où je ne voyais plus d’issue en fait, je ne voyais plus d’issue dans le sens où, ouais, j’ai voulu mettre fin à ma vie, à cette période-là ». Wow, tu vois quand j’y repense je me dis « ah ouais, j’avais complètement zappé ça en fait, incroyable », et donc comme quoi, je pense que j’ai bien travaillé derrière, pour justement, re-muscler tout ce qui était un petit peu, complètement raplapla et en manque d’énergie, et en manque de vision, et en manque de perspective par ce que j’avais reçu plein de  fois, tu vois. 

Donc, encore une fois, vraiment pleine de gratitude d’être dans la santé dans laquelle je suis aujourd’hui, je suis très très heureuse et c’est cool de pouvoir te le partager parce qu’encore une fois, l’idée, c’est vraiment de partager des choses positives et voilà de se rendre compte finalement,  d’ expériences qui peuvent être très douloureuses et cetera quel qu’elle soit quoi. En fait, c’est possible de les traverser voilà, selon les expériences qui sont vécues le temps que ça prend c’est propre à chacun et comment on les vit aussi. Mais de s’apercevoir en fait, finalement des nouveaux élans qu’il y a derrière quoi, des nouveaux élans positifs et tout moi, je trouve ça super encourageant, moi, je suis très contente quoi, de m’apercevoir de ça en fait. 

La Santé Mentale, une quête d’équilibre

Et puis à l’âge adulte, ensuite donc, toujours sur mon cheminement à l’âge de 33 ans, non entre mes 27 bien entamés et mes 33 donc c’est toute la partie salariat en entreprise où j’ai eu plusieurs emplois et bien j’ai vécu du harcèlement au travail et donc tu vois encore une épreuve qui a été un peu sournoise, enfin un peu sournoise dans le sens où je n’étais pas avertie vraiment de ce que c’était, de voilà, j’avais déjà entendu, mais encore une fois quand les choses elle ne t’arrive pas, enfin moi, je sais que je ne portais pas mon attention là-dessus quoi tu vois, et puis tu te dis toujours, dans ce genre de situation, ça arrive qu’aux autres quoi. 

Bon après, avec le recul, je peux dire que ce sujet, nous concerne et il y en a énormément dans les entreprises quoi, c’est ouais, c’est une cata, je peux le dire, je l’ai vécu, je ne parle pas de quelque chose que je ne sais pas, c’est une catastrophe, je ne dirais pas dans toutes les entreprises loin de là, heureusement, mais pour avoir fait beaucoup d’entreprises différentes, je peux dire que c’est quand même quelque chose qui est très répandu. 

Et en fait moi, pour ma part, ça a été je pense, ouais, la différence tu vois, je n’ai pas un parcours comme les autres, je n’ai pas des formations comme les autres ou quoi que ce soit, j’ai un profil atypique, je n’ai pas tu vois, je n’ai pas eu mon bac, je n’ai pas été à la fac voilà quoi, moi j’étais plus du terrain tu vois, contrairement à d’autres on va dire, à la majorité des collègues qui étaient avec moi. Je ne dis pas dans toutes les entreprises où je travaille, où j’ai travaillé hein, ça n’a pas été le cas dans toutes les entreprises. 

En-tout-cas, je l’ai vécu à deux reprises, ouais, à deux reprises et dans deux entreprises différentes et voilà, ce sont des profils qui n’étaient pas du tout, qui n’avaient pas du tout eut le même parcours que moi donc je pense

que tout ça, c’est parti d’un rejet de la différence, tu vois, et ce sentiment de ne pas être intégrée ou alors d’être intégrée, mais en surface quoi, tu vois, c’est vraiment, bon après, moi à cette époque-là je n’avais peut-être pas non plus, la meilleure posture non plus. Et en fait quand tu sens, tu vois, que tu n’es pas forcément la bienvenue, en fait, tu fais profil bas et tu viens au travail, tu fais ton taf et puis tu repars quoi. 

Puis enfin, je pense, qu’il y avait des traits de ma personnalité que je ne connaissais pas bien à l’époque notamment mon hypersensibilité. 

Donc j’étais beaucoup à me renfermer sur moi en fait quand je voyais des choses que j’entendais, des choses qui ne me convenaient pas, je ne disais pas les choses, tu vois, je ne parlais pas, je n’avais pas les outils en fait, ni la compréhension de l’impact que ça avait sur moi et donc du coup forcément bah en fait j’encaissais de plein fouet toutes les choses, en pensant que je n’étais pas à la hauteur par rapport aux autres. Ou voilà, que le problème, il venait de moi quoi alors qu’en fait avec le recul ben ok le fait de ne pas forcément bien se connaître ou ne pas connaître un trait de sa personnalité donc là, je te donne l’exemple de l’hypersensibilité, c’est un fait, mais est-ce que ça fait justement, est-ce que c’est une raison justement pour dire que je ne suis pas à la hauteur par rapport à d’autres parce que j’ai une différence, tu vois ? 

Bon avec le recul, je te dis que non quoi, c’est juste que je tombais sur des gens qui étaient immatures et pour faire ce qu’ils ont fait oui oui oui, c’était très très immature et voilà quoi ça ne va pas plus loin. 

Donc voilà, des expériences qui n’étaient pas… Et là, je te parle même de personnes qui étaient beaucoup plus âgées que moi, c’est un fait c’est, comme ça. 

Et puis, donc ouais, harcèlement au travail donc je n’ai pas compris forcément tout de suite tu vois, parce que la manière de faire tu, ça se passe avec un, deux, ensuite c’est un groupe et tout enfin c’est vraiment très particulier vraiment vraiment vraiment et du coup, tu ne te rends pas compte tout de suite en fait de l’engrenage dans lequel tu es tu vois. 

Et donc, j’espère d’ailleurs, que tu ne l’as pas vécu et si tu l’as vécu, je suis en pleine compassion voilà, parce que c’est vraiment, c’est horrible quoi, tu te dis se comporter comme ça entre humains de nos jours, bon je pense qu’on peut mieux faire quoi en fait, vraiment, mais bon pour ça il faut le vouloir. 

Et des fois, tu te demandes pourquoi les gens, ils sont dans les entreprises ? Bref, j’ai eu beaucoup de collègues, tu vois, donc différents collègues et voilà donc je peux enfin, je me permets de m’apercevoir des différents profils qui peuvent exister. Alors voilà, on est tous différents ça, c’est une certitude. 

Mais encore une fois, le côté immature au travail c’est super compliqué à gérer quoi et puis toi tu es juste une collègue, tu n’es pas la manager, tu n’es pas voilà et donc tu n’as pas la position de remettre les gens enfin ou en tout cas d’avoir un état d’esprit de dire et tout ça quoi et bon aujourd’hui je sais qu’il y a des outils qui permettent justement de, même si on est juste collègue et voilà que je suis pas n + 1 ou n + 2 ou quoi que ce soit, d’être capable de mettre des limites et cetera. Je sais qu’il y a des outils, tu vois, mais en fait ben moi de mon expérience sur le moment, je ne les avais pas ces outils en fait et j’avais pas non plus les compréhensions. 

Enfin bref, j’ai tout pris de plein fouet donc ça a été difficile, très très difficile parce que de l’incompréhension en fait et ajouter au fait que bah toi, tu es en train de te chercher aussi des fois, tu vois, ouais, c’est une position ultra inconfortable et puis une grosse remise en question. 

En plus, j’avais quand même je pense, un manque de confiance en moi parce que je sentais cette différence qui m’était beaucoup enfin reflété, j’allais dire rejeté, mais qui m’était beaucoup reflété donc forcément, ça ne t’aide pas dans ton estime de toi et bon après, c’est à toi de le bosser hein, comme une grande bien sûr. 

Mais voilà, à cette époque-là, c’était un peu la position dans laquelle j’étais et donc ça, c’est la troisième, on va dire, grosse épreuve entre guillemets qui a duré sur plusieurs temps, que j’ai pu vivre en termes d’impact sur ma santé mentale, un gros impact puisque donc à l’âge de 33 ans… 

Ah oui, donc, en fait, pendant toute cette période de salarié, c’est là, aussi où j’ai décidé d’aller voir une psy. Donc, à la base psychologue et tout ça et pour me faire aider parce que comme je viens de te le dire juste avant, j’étais vraiment dans l’incompréhension de ce que j’étais en train de vivre, je ne comprenais pas pourquoi je ressentais un acharnement sur moi, je comprenais pas pourquoi ça se passait comme ça quoi, et donc je ressentais vraiment, j’avais besoin d’aide pour essayer de lever la tête parce que j’étais complètement au plus mal, ouais, j’étais vraiment très très mal et donc ça m’a permis, enfin ça m’a soutenu, ça m’a permis voilà de prendre du temps pour moi de me poser des questions voilà, de enfin de me faire accompagner quoi tout simplement tu vois, par un professionnel et tout ça. 

Et puis bon après j’ai arrêté à un moment donné j’ai eu d’autres expériences pro et tout et puis je crois, je suis retournée, je ne sais plus combien de temps après je pense que c’était plusieurs années après où je suis retournée, parce que rebelote, re-problème au travail et là quand je te dis re-problème au travail, c’était vraiment en termes relationnel, c’était pas une histoire de compétences ou poste ou quoi, c’était vraiment en termes relationnel. 

Et donc voilà, 33 ans, après j’ai donc commencé EMIA et EMIA_Créations, ça m’a vraiment permis, ouais, de reconnecter avec, un peu de rapiécer tout ça quoi, tu vois de rapiécer tout ce qui était parti un petit peu en éclats, à chaque fois, parce que tout ça te crée vraiment, ouais, des fêlures en fait, des fêlures imagées et réelles, enfin réelles, non imagées plutôt, mais internes quoi tu vois. 

Et donc l’idée voilà, de prendre, de commencer à prendre soin de soi, l’idée de commencer à reconnecter avec toutes les parts de soi, que tu sens qu’ils sont complètement, ouais, ça donne vraiment un effet de mille morceaux tu vois, c’est vraiment particulier et puis comme ça avait été déjà sensibilisé avec les expériences précédentes où j’avais déjà vécu des dépressions, burnout et tout, bah forcément je pense que ça vient aussi encore plus sensibiliser quand tu as une autre épreuve comme ça en lien avec ta santé. Et donc ouais, quand j’y pense là, je me dis « purée, ça fait beaucoup d’épreuves » tu vois, à traverser et tout ça, c’est sur un cheminement où j’étais, ouais, plutôt jeune, tu vois entre mes 18 et mes 33. Alors je dis 33 mais en fait de 33 jusqu’à il y a pas très très longtemps finalement, je me suis reconstruite quoi intérieurement et d’ailleurs encore une fois je suis vraiment pleine de gratitude de m’apercevoir, de cette capacité interne que l’humain il peut avoir en fait tu vois, de se reconstruire parce que je peux le dire j’étais vraiment vraiment vraiment vraiment au plus bas, je n’ai pas été aidé, psychologiquement, par beaucoup de personnes, ma psy m’a aidé mais j’e n’ai pas été euh voilà. 

Et puis tu sais, il y a beaucoup aussi de personnes qui bizarrement quand tu ne vas pas bien, elles vont encore plus te mettre la tête sous le sol quoi, l’humain ah l’humain… 

Et donc, toutes ces expériences ça te forge malgré tout, même si ça crée des fêlures et tout ça, ben en fait vraiment ça te forge un mental ça te forge ouais, ça te forge quoi et puis enfin je pense qu’aussi ce qui m’a aidé, c’est un peu ouais, enfin, cette partie en moi où je suis quand même quelqu’un de déterminé tu vois. Je suis vraiment, je pense que c’est une chance finalement d’avoir un état d’esprit comme ça parce que, et je pense que ça vient vraiment du sport que j’ai pratiqué depuis toute petite parce que ouais, parce que j’ai vraiment gardé cet état d’esprit même si aujourd’hui je suis quand même beaucoup moins sportive, faut l’avouer, ça, c’est clair. 

Mais je pense que vraiment ça m’a appris en fait des bases, de dépassement de soi de je ne sais pas il y a quelque chose qui est greffé en moi, tu vois, dans cette manière de faire et tout et je pense qu’inconsciemment en fait, ben les apprentissages que j’ai pu avoir quand j’étais plus jeune parce que j’ai fait de l’athlétisme, j’ai fait de la compétition d’athlétisme et tout ça tu vois. 

Et puis, même la danse quand je l’ai pratiqué et tout en tant que hobby franchement, j’ai beaucoup appris. Moi, ce que ça m’a appris le Hip Hop, c’est la discipline quoi, tu répètes les mouvements, tu les refais, tu répètes tac tac, enfin voilà, il y a de la rigueur, il y a ouais, une grande discipline que ce soit donc la danse ou même l’Athlétisme et puis de vouloir aller chercher plus loin, de vouloir t’améliorer, de vouloir, tu vois, j’allais dire gagné. 

Mais finalement, je ne sais pas si c’est quelque chose qui m’a le plus, qui m’a le plus motivé finalement, tu vois, moi j’aime beaucoup l’apprentissage en lui-même, en fait, parce que je me rends compte que c’est toute cette période d’apprentissage qui te permet vraiment de te forger en fait, parce que bon gagner c’est une finalité, c’est de se dire ok enfin c’est un instant donné tu vois, « ah, j’ai gagné », ok, c’est un instant donné tu vois, d’accord ça t’apporte tu vois là, quand je t’en parle je me dis ça t’apporte, ok un élan de joie, limite éphémère quoi, « j’ai gagné ». Ouais, bon à part si tu le gardes en souvenir bien entendu, tu dis, « ah, tiens je me rappelle à cette date-là, j’ai gagné et tout », voilà ok, mais je ne sais pas si tu ressens le truc.

Mais moi, quand je le dis pour moi, c’est un instant éphémère, enfin, c’est un instant quoi, c’est éphémère, tu vois, ce n’est pas quelque chose qui enfin, je ne sais pas en termes de ressenti, bon ça ne me motive pas plus que ça quoi.

Même si, c’est cool, de gagner, franchement, c’est top, ça vient, on va dire confirmer probablement un travail et tout ça qui est fait quoi. Mais je pense qu’en fait, en tout cas, moi en termes de ressentis, j’arrive à me dire que j’ai gagné beaucoup de valeur, beaucoup d’apprentissage, beaucoup de, même sans avoir gagné forcément. 

Tu vois je t’avais parlé de la compétition et tout au championnat de France quand j’avais 9 ans, en fait, aujourd’hui quand j’y repense je me dis j’ai gagné beaucoup quoi en y participant, et moi ça me, enfin, ce n’est pas que ça me suffit dans le mode « ouais, je ne vais pas chercher plus loin tu vois », c’est que ça me suffit pour me contenter dans ma réflexion de me dire que « tu as des capacités Adeline quoi en fait, si tu as participé à cette compétition à ce moment donné, c’est que tu as travaillé, tu as été entraîné, que tu avais en fait, à l’esprit de dépassement de toi enfin voilà.

Et donc pour moi en fait, c’est vraiment important en fait de pouvoir me le dire, de pouvoir me le rappeler, de pouvoir me rappeler en fait, d’où je viens de qu’est-ce que j’ai vécu, comment ça s’est passé et cetera et tout ça en fait ça vient vraiment renforcer, bah l’estime de moi quoi, tu vois même si encore une fois, aujourd’hui, je suis loin d’être dans le sport en mode compet’, en mode, enfin je ne suis plus du tout dans cette vibe là, tu vois, moi aujourd’hui je suis cool, je vais marcher et tout ça voilà,  mais cet état d’esprit dépassement de soi en fait il est toujours là, c’est juste qu’il se transpose de différentes manières en fait. 

Et ça, c’est un apprentissage et ce n’est pas une histoire de gagner ou perdre, c’est un truc qui est présent, qui est là, qui vit, qui est en mouvement, qui est, enfin, je ne sais pas si tu vois en termes de ressentis, pour moi la différence en fait. 

Et donc pourquoi, je te dis ça, et bien ouais, parce qu’en fait, c’est vraiment quelque chose de positif qui finalement malgré les épreuves malgré toutes les étapes traversées et vécues et tout ça et bien en fait, c’est l’apprentissage il y a très longtemps qui m’a permis en fait finalement d’avoir cette force intérieure et de dépasser, de traverser quel que soit le temps que ça a pris, bien entendu. Ah oui, je ne t’ai pas parlé non plus, moi j’ai vécu une chirurgie, enfin, une étape où c’était assez compliqué, enfin compliqué, c’est un choix que j’ai fait personnel et tout, mais j’ai vécu une étape de chirurgie puis j’ai revécu 6 ans après une chirurgie pour enlever ce que j’avais posé, c’était une ablation. 

Donc voilà, en termes de santé physique aussi j’ai été quand même impacté e une partie de ma vie tu vois, puis bon ça, c’est plutôt personnel mais bon, ça on va dire que ça fait partie aussi des étapes que beaucoup de personnes peuvent vivre tu vois, la prise de poids, de perdre du poids et cetera, d’accepter qui on est, comment on est, comment on présente au travail. 

Parce que ça, c’est pareil moi, j’avais une phase aussi, je m‘en rappelle au début quand j’ai commencé des postes d’assistante en fait, comme j’étais très très mal dans ma peau donc autant physiquement que mentalement par les épreuves que je t’ai expliqué et bien même si voilà. 

J’ai toujours été quelqu’un d’équilibré franchement, là-dessus, je peux pas dire le contraire j’ai toujours été quelqu’un d’équilibré malgré ce que j’ai vécu, mais forcément comme je te dis enfin, tu as des bagages quoi, que tu portes avec toi quand tu ne les as pas réglés, quand tu ne les as pas traités, quand tu ne les as pas regardé en face, quand tu ne les as pas… Et ce n’est pas un jugement quand je dis ça, c’est juste que moi, je me suis rendu compte que vraiment d’aller chez ma psy, ça m’a aidé justement à lâcher un peu les choses quoi qui me pesaient très très lourd quoi et ça, j’en atteste vraiment. 

Et donc après ça te permet d’avancer plus, différemment quoi, on va dire continue d’avancer peut-être de manière plus légère voilà, et donc je te parlais oui voilà, du fait que je n’étais pas forcément à l’aise avec mon corps ça toujours, c’est je pense une grande partie de ma vie c’est particulier et ça a joué même sur cet état d’esprit de comment je présente en fait, en entreprise à mon employeur mais je te parle pas d’une histoire de tenue vestimentaire là, je te parle vraiment forcément la tenue vestimentaire ça joue, mais je te parle de j’avais tellement un fort complexe physique que même mon poids en fait, je pensais que ça pouvait être un, enfin quand je dis mon poids, mon apparence physique en fait, je pensais que ça pouvait être un frein. 

Pour te dire à quel point, j’avais des croyances limitantes quoi, tu vois, que ça pouvait être un frein pour atteindre ou en tout cas intégrer tel type d’emploi quoi et ouais, je me dis « ok, c’est grave quoi de penser des choses comme ça en fait », mais je me dis, je pense que ça vient pas de nulle part quoi il y a forcément, d’ailleurs, c’est peut-être un truc tu vois là, je t’en parle, je me dis c’est peut-être un truc, il faudrait que je travaille quoi en tout cas que je me replonge un petit peu dedans pour essayer de comprendre pourquoi un jour j’ai réussi à penser une chose pareil. Bref, et donc tout ça te met des lourds bagages que tu vis autant dans ta vie perso que dans ta vie pro, c’est… 

En fait là, quand je t’en parle encore une fois, je me dis j’étais dans un état d’esprit où je voulais intégrer un nouvel emploi, mais en fait je n’étais pas en mode ouverture, c’est comme si en fait tu veux ouvrir une nouvelle porte et en même temps, tu es retenu, par là, le sujet que je te dis là l’apparence physique et en même temps tu es retenu par un truc qui est personnel finalement tu vois. Mais qui a un impact aussi dans ta vie professionnelle et c’est une épreuve encore en fait, à dépasser quoi. 

Donc ouais, voilà, c’était un petit peu les épreuves que je voulais te, enfin, les expériences que je voulais te partager et que j’ai vécu et qui ont eu donc un gros impact sur ma santé mentale.

Bon comme tu vois, il y a eu pas mal de choses, moi, je suis loin d’être la seule à vivre ce genre de difficulté dans sa vie et sur son parcours et j’apporte beaucoup, beaucoup de compassion par la pensée aux personnes qui vivent des, attends excuse-moi, parce que là Shadow, il fait une bêtise voilà, merci, qui vivent des étapes voilà, similaires ou bref avec des expériences difficiles aussi. 

C’est compliqué à traverser et voilà encore une fois faut pas hésiter à se faire accompagner quand on peut le faire et moi je sais que ça m’a vraiment beaucoup aidé et puis ça permet encore une fois, de voilà, de regonfler un peu l’estime de soi, de regonfler un peu bah sa confiance en soi aussi parce qu’en fait finalement quand tu vis des épreuves ça vient toucher beaucoup de, ça vient toucher beaucoup de choses qui peuvent être enfin qui peuvent être acquises à un moment donné dans sa vie et complètement mise à plat, à d’autres moments.

Des fois même ça vient d’éléments extérieurs quoi, donc c’est important de prendre le temps, ça aussi c’est quelque chose qui est que, ben mon parcours m’a finalement appris en fait, parce que moi j’étais quelqu’un qui fonçait tout le temps quoi tu vois, pour changer autant d’emplois, que je l’ai fait j’avais toujours ce sentiment de toujours de devoir aller de l’avant toujours tu vois, de ah voilà ce vraiment en mode speed quoi c’est intérieurement c’était vraiment l’effet que j’avais même si d’apparence je parais posé et cetera. 

Mais tu vois dans les faits, c’est pas tout le monde qui change d’emploi autant que je l’ai fait quoi, j’ai eu plus de 30 emplois en fait donc c’est quand même assez ouf je me dis mais ouais, je suis contente de ce parcours parce que finalement c’est ce qui fait aussi l’unicité de mon parcours, de mes apprentissages, voilà de cette approche aussi beaucoup très autodidacte, que j’ai façonné tu vois à ma manière et tout et ça j’en suis très très contente aussi. C’est ce qui vient souligner ma personnalité, ma personne et je suis contente de me dire que bah finalement, je me suis carrément personnaliser mon parcours quoi, c’est j’adore l’idée et j’adore aussi finalement l’avoir vécu même si ça a été compliqué à beaucoup d’étapes tu vois, mais je pense qu’on peut dire que j’ai été créatrice finalement, quand tu n’as pas d’exemple devant toi de ce que tu vas vivre ouais, je peux dire que tu es créatrice et ça j’en suis fière franchement, je suis contente. 

Donc ben, je suis contente de te le partager aujourd’hui. 

Je voulais faire un petit parallèle par rapport à la vidéo de la semaine, enfin, d’il y a deux semaines et tu vois en fait ces étapes et tout, c’est Thomas D’Ansembourg qui a une formule que j’aime beaucoup qui dit que c’est du « jardinage intérieur” quoi, je crois que c’est comme ça qu’il le dit bon désolé si c’est pas tout à fait les mêmes mots, mais c’est l’idée en fait tu vois. 

C’est vraiment prendre le temps de ouais, de faire son petit jardin intérieur, d’en prendre soin, d’être à l’écoute, de mettre la main à la pâte, vraiment, de s’impliquer dans sa propre structuration interne quoi. Et c’est un vrai job et je suis contente en fait d’avoir eu à un moment donné, cette envie et d’avoir pris cette décision et ce choix de me dire « ok, je veux prendre le temps pour ça en fait », parce que comme j’ai vécu toutes ces étapes que je t’ai expliqué et j’ai eu beaucoup de moments de remise en question et tout et bien ça m’a, je pense, ça m’a conforté à un moment donné en fait.

Peut-être, je n’étais plus trop, je n’avais plus trop le choix finalement enfin, si on a toujours le choix, mais excuse-moi ou en fait à un moment donné je me suis dit « j’ai besoin de prendre ce temps pour moi en fait », parce que  j’ai appris en fait petit à petit tu vois, à faire des choses qui m’amenait à me concentrer davantage sur mon intériorité en fait, chose que je n’avais jamais apprise. Je n’ai pas été entourée par des personnes qui le faisaient et je pense qu’on est encore une fois beaucoup en fait, tu vois, ce n’est pas quelque chose d’inné quoi, et puis ce n’est pas forcément quelque chose qu’on apprend dans les familles ou quoi ni à l’école ou ailleurs quoi. 

Donc tout ça, tu apprends sur le terrain quoi et mais c’est un choix personnel qui est fait et à un moment donné où, et bon malheureusement en tout cas moi, dans mon cas, ça a été à des moments, le choix, je l’ai fait à des moments où en fait, j’avais déjà vécu plein de trucs compliqués avant quoi et je me dis si j’avais su peut-être que j’aurais fait les choses avant je ne sais pas. 

Bon je ne sais pas après, c’est encore une fois les expériences, c’est ce qui fait aussi la personne quoi donc, mais c’est vrai qu’on se passerait bien tu vois moi je me dis avec le recul un petit peu, je n’irais pas jusqu’à changer mon passé loin de là par contre j’aurais beaucoup apprécié le vivre avec moins de difficultés en fait. 

Là, quand j’y pense tu vois je me dis ce n’est pas le problème, ce ne sont pas les expériences, ce ne sont pas les épreuves finalement, c’est l’intensité des difficultés en fait, parce que bon les épreuves ça t’aide finalement, ça t’apprend des choses, ça te voilà quand tu arrives à transmuter les choses et tout, c’est très bénéfique pour une, pour n’importe qui. Même si on ne se souhaite pas de mal et je souhaite du mal à personne, c’est pas du tout l’idée, mais ce que je veux dire, c’est qu’il y a toujours moyen en tout cas d’essayer de s’en relever, d’essayer de voilà. 

Mais l’intensité des choses et puis même voilà peut-être l’ignorance en fait, du sujet que tu es en train de traverser comme je t’ai expliqué le harcèlement moral et tout ça. 

Bref ben quand tout est inconnu en fait, tu te prends tout de plein fouet quoi et donc en termes de ressentis corporels ressentis mental et psychique quoi et faut être capable de recevoir tout ça en fait, faut être capable de enfin ouais, c’est une vraie réflexion tu vois qu’à un moment donné en fait j’ai voulu faire, j’ai ouais, je crois qu’à un moment donné j’ai pris le choix, la décision et je pense que c’est quand j’étais chez la psy, de me dire « en fait, j’en ai marre de souffrir », quoi tu vois, vraiment j’en avais, enfin là, je te parle vraiment de la condition de souffrance au travail en fait parce que je l’ai vécu plein de fois quoi et je me disais mais j’en ai marre en fait d’être dans cette position de souffrance au travail je ne veux plus je veux que ça s’arrête, je veux que ça sorte. 

Enfin, je veux que ça sorte, tu vois, ce n’est pas le bon terme, mais en tout cas ça je pense que ça vient dire quelque chose je veux que ça cesse tu vois j’ai envie d’être bien quoi, comme tout le monde tu vois, d’être tranquille, de me dire « allez, je suis contente d’aller travailler tu vois », j’ai envie de me dire ça.

Et tu vois, quand je te dis là aussi, je me dis, c’est un élan positif quoi je suis dans une dynamique positive d’entrain, je suis dans une dynamique où je me dis, enfin, je ne suis pas en train de râler, tu vois, je ne suis pas dans une dynamique où je me dis « ouais, j’en ai marre ». 

Bon j’ai aussi de la compassion pour ces gens-là tu vois parce que moi ça m’arrive de râler tu vois, mais là, quand je te l’exprime, quand je te le partage, bah je suis plus dans une dynamique où j’ai envie d’aller de l’avant, j’ai envie de dépasser la chose, j’ai envie que la chose elle s’améliore, j’ai envie, donc c’est contributif en fait. Ce n’est pas dans une posture de plainte finalement, tu vois et donc ça, je trouve que c’est super encourageant et positif quoi. Moi, en tout cas ça m’encourage à me rendre compte de ça. 

Donc ouais, le jardinage intérieur et d’ailleurs ça, quand je te dis ça, ça me fait penser de manière, donc là, c’est un peu imagé forcément, le jardinage intérieur c’est imagé, quoi que non, c’est concret en réalité mais en tout cas ça me fait penser un petit, enfin, ça me fait penser au jardinage, le vrai jardinage quoi tu vois dans la terre et tout en fait je me rappelle tu vois mon père lui il faisait beaucoup de jardinage et à chaque fois que je le voyais faire je lui disait « waw, moi, j’ai pas la main verte », en fait je me sentais tellement éloignée de ce qu’il faisait, ça veut pas dire que j’appréciais pas le regarder faire ou quoi tu vois mais je ne me sentais pas du tout connectée en fait à ça. 

Et finalement avec le recul je me dis « bon bah tu vois moi j’ai trouvé ma manière à moi de jardiner », donc c’est marrant en fait de s’apercevoir comment on peut appréhender les choses chacun à sa manière et chacun selon son vécu, selon comment on ressent les choses, selon ouais, je trouve ça marrant tu vois le parallèle en tout cas de faire ce parallèle-là. 

Et ouais, je repense aussi, je ne suis pas, ah ouais, il y a quelque jours je suis retombée en fait, j’étais en train de, attends excuse-moi, je suis en train d’essayer de me rappeler, oui c’est ça, j’étais en train de faire du tri en fait dans mes fichiers et tout, dans les dossiers de mon ordinateur tu vois et puis je suis retombée en fait, sur enfin, je suis tombée en fait sur un document, je me rappelle pas du tout que j’avais ça en fait, c’était la thèse de ma sœur et c’était un truc qui date de 2019 tu vois, parce qu’elle elle a été à la fac et tout ça elle a fait des études et tout et je me rappelais pas en fait que j’avais ça et tout et bon j’ai regardé bon elle était, en fait quand elle me l’avait partagé à l’époque elle n’était pas… C’était juste le début, la partie du début quoi tu vois et du coup j’ai lu un petit peu et tout ça par curiosité et tout et du coup je me suis rappelée, enfin je me suis rappelée en le lisant du coup, qu’elle avait fait, la thématique qu’elle avait choisi et tout c’était communication politique challenge et défi et je me suis dit, je me rappelais pas du tout qu’elle m’avait partagé ça et je pense en fait qu’avec le recul j’avais dû lui dire à un moment donné « ouais, bah partage-moi et tout je le lirai », et je me rappelais pas que je l’avais lu quoi. 

Donc j’ai relu tout ça et je trouvais ça marrant de me dire que bah en fait si j’avais été amené à faire une thèse comme elle, tu vois, chose que pas du tout j’ai pas été jusque-là, puis que comme je te disais, j’ai pas fait beaucoup beaucoup d’études, je me dis bah tu vois en termes de challenges et défis, je pense que j’aurais parlé de tout ça quoi. Tout ce parcours vécu, traversé, mais je dis ouais, en fait c’est peut-être un peu trop personnalise, nan, je ne sais pas ce que tu en penses toi, tu me diras en commentaire ce que ça te dit, de quoi ça te, enfin qu’est-ce que ça t’évoque.

Tu vois, c’est marrant, des fois, il y a des choses qui ressurgissent à un moment donné comme ça dans ta vie, tu dis « ok, c’est bon, j’accueille, je regarde, j’écoute, je… Mais je pense qu’à l’époque, tu vois, je n’aurais pas eu du tout le… Mais maintenant, c’est quand même compliqué enfin, j’ai de la patience, si j’ai travaillé ma patience et tout voilà mais ce format d’écriture, je ne sais pas si c’est vraiment un format que je connais bien déjà. 

Et puis moi, j’aime bien écrire d’ailleurs, ça, c’est quelque chose aussi que mon parcours, il m’a appris, c’est de prendre le temps d’écrire ses pensées.

Enfin, je ne le fais pas tout le temps, je le fais vraiment quand je le ressens, les pensées puis des fois voilà, j’ai des flows comme ça de mots qui viennent et tout j’ai envie d’écrire. C’est parfait, ce n’est pas tout le temps et donc de prendre ce plaisir-là, ce temps-là et tout. 

D’ailleurs, j’avais créé un compte enfin, il est toujours ouvert tu vois, c’est un compte sur Instagram que j’ai appelé Adeline s’exprime, parce que justement j’avais un peu découvert tu vois, ce nouveau mode d’expression que je n’avais jamais vraiment beaucoup pratiqué et je m’étais un petit peu donné en fait ce nouvel élan voilà, que je m’étais créé, cet espace-là et tout. 

Bon ça fait un petit moment que je n’ai pas écrit là-bas, mais en tout cas ce qui m’avait motivé, tu vois c’était vraiment de parler de choses concrètes, de parler de choses, quand je dis concrètes, c’est genre je m’inspirais de ce que je vivais quoi et je pense que c’est vraiment là où, je me sens le mieux tu vois. Voilà un petit peu pour ce que je voulais te partager et puis si tu veux interagir n’hésite pas, je vais m’arrêter là, je pense que ouais, je vais m’arrêter là, donc n’hésite pas à interagir dans les commentaires et puis surtout prends soin de toi, c’est important. 

Tu es ton numéro 1, dans ta vie.


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