Festival et Prix des Littératures Urbaines 2026
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Festival et Prix des Littératures Urbaines 2026

Festival et Prix des Littératures Urbaines 2026 Festival et Prix des Littératures URBAINES 2026 Festival et Prix des Littératures Urbaines 2026 Rédigé le 14 février 2026 Le 31 Janvier 2026, je me suis rendue au Festival & Prix des Littératures Urbaines 2026, à la Gaïté Lyrique à Paris, et pour sa 3ème édition. Les fondateurs…


Festival et Prix des Littératures Urbaines 2026

Festival et Prix des Littératures Urbaines 2026

Rédigé le 14 février 2026

Le 31 Janvier 2026, je me suis rendue au Festival & Prix des Littératures Urbaines 2026, à la Gaïté Lyrique à Paris, et pour sa 3ème édition.
Les fondateurs du Festival et Prix des Littératures Urbaines sont Freddy Dzokanga, Taoufik Vallipuram et Zakaria Harroussi, membres de l’association Quartier bis de la littérature.

Et j’ai choisi d’aller découvrir les invités présents et leurs idées, à la table ronde intitulée “Comment rêver de vivre dans des villes où la vie devient un combat ?

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Cet évènement a été co-organisé par Taoufik Vallipuram qui animait ce débat.

Ce moment a été introduit par la lecture d’un texte par une jeune femme. Puis Taoufik a demandé aux personnes présentes dans la salle, quelles étaient les raisons pour lesquelles nous étions venus suivre ce débat en particulier ? Qu’est-ce qui nous avait attirés dans le titre ?

“Comment rêver de vivre dans des villes où la vie devient un combat ?”

En fait, ma réponse est simple. Je me sens directement concernée par ce sujet. Non pas parce que je vis dans un quartier, bien que je vive dans un logement social. Mais parce que je vis dans la ville d’Issy-les-Moulineaux depuis 2009 et que les choses ne se sont pas du tout passées comme j’en rêvais. Jusqu’à un certain moment, cela se passait plutôt normalement, jusqu’au jour où j’ai commencé à dire non à un de mes employeurs et pour lequel j’intervenais en tant que baby-sitter pour sa fille. Cet homme, c’est le 1er adjoint au maire de la ville. Autant dire qu’il a du pouvoir.
Je ne lui ai pas dit non pour une raison liée à mon travail ou plutôt j’ai préféré ne pas donner suite à la proposition (de sa femme) de devenir membre de son parti politique. J’ai déjà expliqué les raisons dans un post via mes réseaux sociaux.


Et depuis ce temps, ma vie dans la ville est devenue un enfer. Cultiver la joie est devenu un combat. Je me suis complètement renfermée alors que j’étais une aventurière à toujours vivre de nouvelles expériences et de nouvelles rencontres.
Toutes les sphères de ma vie ont été impactées et notamment ma situation professionnelle pour laquelle je n’ai reçu que de la fausse bienveillance par-devant, de la mise en compétition sans mon consentement et des bâtons dans les roues par-derrière.
Avec tout le respect que j’ai pour ces petites filles, je ne recommande à quiconque de côtoyer ce genre de personnes vicieuses, malhonnêtes et sans scrupules. Qui si elles ne gardent pas le contrôle sur toi, te le font payer par tous les moyens.
Un très grand signe de faiblesse soit dit en passant.

Puis, le sentiment d’être piégée.

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été une grande rêveuse. Je pense notamment que c’est cette approche de la vie qui m’a permis de m’émanciper dès l’âge de 19 ans en quittant le cocon familial et en prenant mon envol.
Et je crois alors que quand les situations se compliquent comme mentionné précédemment, la situation du rêve amène à prendre de la hauteur sur ces grandes difficultés rencontrées et peut-être à s’autoriser à penser à d’autres horizons qui jusque-là n’avaient pas été envisagés. À apprendre à accueillir les nouvelles situations qui arrivent en chemin.

Et puis aussi, car j’ai toujours apprécié découvrir différents profils, écouter les différents mondes, voir de manière personnelle comment je peux y connecter le mien.

Aussi, il m’est souvent arrivé de sentir lors d’événements ou d’occasions que mon profil n’y était pas le bienvenu.


Cette fois, j’ai senti une porte ouverte et j’ai décidé d’y aller.

Taoufik Vallipuram : le co-fondateur et co-organisateur du Festival et Prix des Littératures Urbaines

Taoufik est entrepreneur, dirigeant associatif et conférencier et en écoutant son introduction, j’ai pu apprendre qu’il avait grandi dans le quartier des Épinettes dans la même ville que la mienne, à Issy-les-Moulineaux.
J’ai été agréablement surprise par cette coïncidence dont je n’avais pas connaissance jusqu’alors.

D’ailleurs, Taoufik, je l’ai découvert par le projet Démocratiser la politique qui met en avant la valorisation de la parité sociale dans chaque commune du territoire afin que les personnes des quartiers populaires y soient davantage représentées. Et qu’il porte en triptyque avec Kevin Bhema Vacher, sociologue et praticien de l’éducation populaire et Tara Dickman, spécialisée dans l’accompagnement des pratiques non-discriminantes et le Community organizing.

Ce même projet : Démocratiser la politique, c’est un projet que j’ai eu l’occasion de découvrir en lisant une newsletter de Fréquence Commune, qui elle est une coopérative des communes et des listes participatives citoyennes.
J’en parlais dans cet article, en fin d’année 2025.

Avec les Municipales 2026 et les campagnes déjà bien avancées, les thématiques abordées par Fréquence Commune et Démocratiser la politique sont plus que d’actualité.

Je t’invite à visiter les sites en ligne respectifs pour en savoir +.

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© authenticia.fr

Invitée de la table ronde : Nora Hamadi

Nora Hamadi est journaliste et autrice du livre “La Maison des Rêves”

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Résumé

“Petits, on est tous égaux devant les rêves. Médecin. Astronaute. Pompier. Danseuse. Footballeur. Actrice. Moi, je veux être chanteuse d’opéra.” Nora Hamadi a dessiné ses rêves durant l’enfance dans un local qui s’appelait la Maison des Rêves, au pied de la résidence la Rocade, une cité de Longjumeau, sortie de terre dans les années 1960 entre champs, autoroutes et nationales. Avec sa grand-mère, elle partageait un appartement dans ce quartier populaire. Un village vertical habité d’immigrés de toutes les régions françaises et du monde entier, où la solidarité et l’entraide étaient fortes. Dix ans après la mort de sa grand-mère, Nora Hamadi est retournée à Longjumeau. Les immeubles sont toujours là. Mais tout a changé. Elle a retrouvé ses amis, ses voisins, posé à sa famille des questions jamais formulées, fouillé les archives. Que sont devenus les associations, les services publics et les valeurs qui ont donné des horizons à sa génération ? Vingt ans après la mort de Zyed Benna et Bouna Traoré à Clichy-sous-Bois le 27 octobre 2005 et l’embrasement d’une partie de la jeunesse des banlieues, l’histoire des zones périphériques n’a toujours pas été écrite. Ce livre est le récit d’un retour.

Nora a commencé par souligner le fait que le titre de cette rencontre ne lui semblait pas adapté complètement à la réalité qu’elle connaît.
En rappelant son vécu et sa propre expérience qui reflète plutôt de la solidarité dans les quartiers populaires et des bons moments partagés. Et elle a interpellé par l’idée que c’était en “cultivant le discours des bourgeois” envers les quartiers que leur image était souvent dégradés. Ainsi qu’il s’agissait d’un mensonge lorsque que les discours tournaient autour de “quartiers = la vie dure”. Car l’accès aux rêves est sans conditions et quel que soit d’où viennent les personnes.

J’ai apprécié son témoignage personnel qui invite à en découvrir davantage à travers son livre.

Ce qu’en dit Tara Dickman :

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Le Savais-tu ?

Autant de rêves empêchés

640 victimes graves

De violences policières ont été recensées et ayant nécessité une prise en charge médicale ou gardé des séquelles. Soit plus de 1 victime sur 10.

27 500 victimes estimées

De violences policières pour les seules manifestations Gilets Jaunes et Retraites.

8 193 victimes

Et faits recensés de violences et d’abus policiers recensés depuis 2018 en France.


Invité de la table ronde : El Négociateur

Influenceur et auteur du livre “Tu ne perds rien à demander”.
Nommé le Robin des Bois de TikTok

Résumé

Plein d’humour et d’esprit, toujours masqué, El Négociateur sillonne la France pour convaincre commerçants et entreprises de donner aux plus démunis. Depuis deux ans, il filme ses négociations et les publie en ligne. Aujourd’hui, le Robin des bois de TikTok est suivi par près d’un million de personnes. Mais lui ne vole pas pour donner aux plus pauvres : il négocie. Dans ce livre, El Négociateur raconte les coulisses de ses plus beaux coups. Il nous apprend aussi comment négocier. Pour nous et pour les autres. Car négocier, ce n’est pas un privilège réservé aux agents immobiliers ou aux patrons. C’est pour tout le monde : l’étudiant qui compte ses pièces, la maman qui doit remplir son frigo, l’étranger qui débarque en France. Négocier, c’est exister. C’est refuser d’être spectateur de sa propre vie, c’est transformer une parole en action, une idée en résultat, une promesse en réalité.

El Négociateur aide les personnes en difficulté (étudiants, mamans de quartier, etc) grâce à des dons alimentaires négociés avec des commerçants locaux et des marques engagées.

En visitant ses réseaux sociaux, j’ai pu y lire :

“Il ne montre même pas son visage. Parce que quand on fait le bien, c’est pas pour être vu. C’est pour impacter.”

“Comment tu peux me remercier ?
Tu te mets à fond dans tes études et t’essaie de réussir dans la vie, c’est le remerciement pour moi. Moi, ça me va.”

“J’ai pris ce que je savais faire de mieux : négocier. Et je l’ai mis au service des autres.”

Ce que j’apprécie dans l’engagement d’El Négociateur, c’est qu’il n’agit pas pour mettre son image en avant à travers les difficultés des autres. Il agit à partir du coeur, dans un élan de profonde bienveillance et d’entraide sincère. D’où son choix de porter une cagoule et de ne pas dévoiler son visage. Et crée ainsi une démarche démocratique participative citoyenne. À la place, il choisit la créativité.

Un autre point, pas moins intéressant, c’est qu’il a décidé à travers ses actions de ne pas attendre d’avoir de l’aide des hauts représentants, mais s’est appuyé sur ses compétences acquises pour venir en aide aux autres.

Là où beaucoup pointent du doigt les dons alimentaires comme une “économie de la misère et de la faim”, ce qui n’est pas totalement faux. El Négociateur et d’autres jeunes qu’il a inspiré en chemin et qui se sont mis à faire pareil sur leur territoire, s’appuient de leur savoir-faire en négociation pour en faire profiter les plus nécessiteux.

Cette économie de la misère et de la faim ne remplace pas un travail politique à réformer afin de réduire une pauvreté structurelle comme peut le proposer la sécurité sociale alimentaire par exemple. Mais elle a le mérite d’être capable de tenir le “masque à oxygène” pour d’autres, là où les politiques nationales n’ont jamais su le démontrer.
Il me semble que c’est ainsi que l’on peut parler de solidarité, qui rejoint le principe même de l’environnement associatif.

Disons peut-être, une étape intermédiaire avant d’atteindre réellement le “Droit à l’alimentation” (qui permet cette fois, d’avoir une alimentation choisie) qui est un droit humain.. La triste réalité, c’est que c’est encore un objectif à atteindre de nos politiques en France.

En attendant, il faut plus d’El Négociateur.


Le Savais-tu ?

Le gaspillage alimentaire

Chaque année

C’est 150kg de nourriture par personne, perdue tout au long de la chaîne alimentaire.

Don, définition

1 – Action de donner gratuitement à quelqu’un la propriété ou la jouissance de quelque chose.
2 – Ce qu’on abandonne à quelqu’un sans rien recevoir de lui en retour. (don d’argent, don anonyme)

9,4 millions de tonnes

De déchets alimentaires sont représentés comme suit : les ménages = 42%, la distribution = 9%, les industries agro-alimentaires = 25%, la production primaire et la restauration = 12%.


Invitée de la table ronde : Emmanuelle Cosse

Présidente de l’Union Sociale pour l’Habitat qui représente 559 opérateurs HLM, dont 5 Fédérations. La Fédération nationale des Offices Publics de l’habitat, les entreprises sociales pour l’habitat, la Fédération nationale des Sociétés coopératives d’HLM (Coop’HLM), Procivis UES-AP, Fédération nationale des Associations régionales d’organismes d’habitat social.

Emmanuelle est une ancienne Ministre du Logement et de l’habitat durable. Lors de sa prise de parole, elle évoquait le combat permanent auquel elle fait face pour maintenir des budgets décents pour que l’habitat social français perdure et que de nouvelles constructions puissent voir le jour. Ce qui m’a marqué également c’est la crainte qu’elle a partagée sur le fait que les budgets alloués par l’État ne soient pas supprimés et que cela ait un impact significatif sur les personnes qui en ont besoin.
Il s’agit d’un Français sur 2 qui a été concerné au moins une fois par le besoin d’obtenir un logement social.


Le Savais-tu ?

5,4 millions

De logements locatifs sociaux en France au 1er Janvier 2025.

31% des logements sociaux

Se situent dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV).

49% du parc

Des logements sociaux se trouve en Auvergne-Rhône-Alpes, Hauts-de-France et en Ile-de-France.

1 demande sur 7

Seulement satisfaite pour environ 385 000 attributions sur l’année. (source internet)

Lire le PDF


Invité de la table ronde : Karim Miské

Réalisateur et écrivain

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Résumé

Ce roman a reçu le Grand Prix de Littérature policière 2012 ainsi que le Prix du Meilleur Polar des lecteurs de Points 2014 Dans le XIXe arrondissement de Paris toutes les communautés, religieuses et ethniques, se côtoient au quotidien. Sushis casher, kebabs, restaurant turc – point de ralliement de tous les jeunes du coin -, la librairie d’occasion farcie de romans policiers jusqu’au plafond, coiffeur juif… Seul Ahmed Taroudant – qui a l’horrible privilège de découvrir le corps sanguinolent de sa voisine et amie, Laura Vignola, suspendu au-dessus de son balcon – se tient à distance de cette population cosmopolite : prisonnier d’une histoire personnelle traumatisante, rêveur, lecteur fou de polars… Il constitue le coupable idéal de ce crime abominable. Sa découverte l’oblige à sortir de sa torpeur et à collaborer avec le duo de la Crim’ désigné par le commissaire Mercator pour mener l’enquête sur le meurtre : le flamboyant lieutenant Rachel Kupferstein et le torturé lieutenant Jean Hamelot, fils d’un Breton communiste rationaliste, quelque peu égaré dans la capitale. Ensemble, ils ont toutes les cartes pour décrypter les signes et symboles de cette mort ignoble. S’agit-il d’un meurtre symbolique exécuté par un fou de Dieu issu des communautés loubavitch ou salafiste ? Qu’en est-il de l’étrange famille de Laura, originaire de Niort, qui étend son influence jusqu’à New York ? Et de l’apparition dans le quartier du ” Godzwill ” une nouvelle drogue redoutable ? La collaboration des meilleures amies de la victime, Bintou et Aïcha (les soeurs des caïds du quartier), Rebecca – partie à Brooklyn dans l’intention d’épouser un Juif orthodoxe -, avec les lieutenants Kupferstein et Hamelot se révèlera indispensable pour reconstituer la toile d’araignée gigantesque qui, de Paris à New York, tire ses fils entre réseaux de trafics de drogue et communautés religieuses… Arab Jazz, foisonnant, pétri de sons, de musiques et de parfums, est le premier roman de l’auteur : il en a fait un coup de maître.

Résumé

« Au commencement, il y a la honte. […] Et puis un jour, boum ! La vérité. »
Un uppercut, voilà ce que nous expédie Karim Miské !
Né d’un père mauritanien, diplomate et musulman, d’une mère française, assistante sociale, professeure, athée et féministe, Karim Miské est une bizarrerie aux yeux des autres. Sans cesse ballotté entre une identité et une autre, il essaiera d’ « appartenir » à toutes pour finalement n’en accepter aucune. Mais son miroir et les autres lui renverront toujours l’image du bâtard, du paria.
Documentaires, scénarii, livres, tous ses travaux tourneront indéfiniment autour de thème de l’ « appartenance ». Perdu entre différents mondes, Arabe, Blanc, Chrétien, Athée, Musulman, Noir, communiste ; entre plusieurs pays, la France, la Mauritanie, et même l’Albanie d’Hoxha pour laquelle s’est passionnée sa mère, Karim Miské s’est trouvé un refuge, un navire qui l’aide à traverser la vie : la littérature. Les mots des autres pour échapper à ceux de ses proches.
N’appartenir, comme son titre le laisse présager, refuse toute relégation dans une quelconque catégorie. Il est à la fois essai, récit, témoignage, autobiographie, radioscopie de la complexité du monde, ou encore l’expression d’une colère salvatrice et pleine d’humour !
Récit d’un parcours atypique, d’une blessure encore vive, de souvenirs d’enfance, N’appartenir raconte une histoire universelle, nourrie des lectures d’Arendt, Sartre, Balzac, Orwell, Manchette, des musiques de Johnny Rotten, Patti Smith, Janis Joplin, Jimi Hendrix. De celles et ceux qui ont dit la réalité écorchée, dissimulée et emmurée dans l’hypocrisie et le mensonge de toutes les sociétés.
Enlevée, cocasse, généreuse, provocatrice, à la fois réflexion politique, sociologique, philosophique, cette explosion est un miroir tendu au lecteur qui pourra s’y reconnaître, à celui qui refuse d’appartenir.

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Résumé

France 2030. La guerre civile fait rage et des affrontements entre coalition de gauche et milice d’extrême-droite embrasent Paris et sa banlieue. Kamel Kassim, scénariste, se terre chez lui à Belleville, jusqu’au jour où une attaque en bas de son immeuble va l’obliger à s’impliquer. Il plonge alors dans la noirceur d’un pays fracturé, explorant ses rouages politiques et ses intrigues sinistres. Mais aussi ses dernières zones d’humanité…

Ce que j’apprécie dans l’approche de Karim, c’est qu’il s’intéresse autant à l’histoire qu’aux mutations de la société. Et il a la délicatesse d’y lier sa propre histoire pour un sens partagé quel que soit le degré.


Le Savais-tu ?

Depuis le début du 20ème siècle

La France a connu plusieurs vagues d’immigration, généralement au cours de phases d’expansion économique et/ou de crises humanitaires ayant conduit à un afflux de réfugiés.

7,5 millions de personnes

Sont quant à elles descendantes d’immigrés de 2e génération (12 % de la population), c’est-à-dire nées en France avec au moins un de leurs parents immigré

5,8 millions de personnes

Sont immigrées, soit 9% de la population. En 2019-2020, parmi les personnes vivant en logement ordinaire en France métropolitaine.


Le Mot d’Adeline

Alors quand je me pose cette question : “Comment rêver de vivre dans des villes où la vie devient un combat ?”, je ne peux m’empêcher de repenser à cette époque où j’avais beaucoup d’entrain, durant mes premières années dans la ville d’Issy-les-Moulineaux. Et peut-être légèrement moins de traumas accumulés, à porter, ni à transformer.

Je ne peux m’empêcher de penser que ce n’est pas une question que l’on se pose quand on arrive dans une ville. L’élan joyeux de l’emménagement, nous éloigne naturellement de ce genre de tourment. J’étais donc très loin de penser à ce type de question en arrivant dans la ville du 92 (Hauts-de-Seine) où l’économie de services est à son comble et écrase sans états d’âme tout ce qui ne pense pas, ni n’agit comme “elle”. Et te dépossède, aussi.

Au fil des années, bien que je pensais être plutôt bien entourée jusqu’à un certain moment, la vie s’est effectivement dessinée comme un combat. Un combat silencieux, vicieux et aussi malheureux. Mais heureusement, la tristesse n’a pas été la seule existante dans cet univers.
Car les rêves en arrivant, se sont petit à petit dissipés. Disons qu’ils ont changé. Ils se sont adaptés, diminués ? Le poids des embûches faisant, les rêves se font moins présents mais pas inexistants.

“Tenter de s’en sortir” semble déjà pas mal.

Mais il me semble aussi qu’il y a toujours des leçons à tirer des difficultés et des choix que l’on peut faire dans nos vies.
Et je dois le dire, j’ai souvent été très mal conseillée. J’ai aussi fait, probablement de mauvais choix à certains moments.
Des conseils qui au lieu de m’aider, me créaient de nouveaux problèmes sur la liste, à gérer.

L’espoir dans ces longs tunnels à la tendance sombres devient un guide et le rêve un objectif à atteindre. Pour enfin, se sentir soulagée.
Si chacun de nos tunnels finissaient par se rejoindre, la lumière serait peut-être plus forte et la traversée moins longue et moins pesante.

En attendant, je continue à traverser les/mes ombres tout en continuant à rêver. Mais j’ai mal dans mon coeur, j’ai mal dans ma chaire et dans mon âme.
La souffrance restera profonde tant que vouloir “réparer” cherchera à devancer, vouloir “rendre justice” à chaque individu.
La vision du “Je” n’a pas moins d’intérêt que celle du “nous”. Croire le contraire me semble être une grave erreur. Pas de paix sans justice.

Qui a envie de continuer à perdre et par conséquent, souffrir ?


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